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Diarrhée chronique : causes et examens à faire pas à pas

Une diarrhée qui dure plus de 4 semaines concerne environ 6 à 7 % des adultes, et plus de 90 % des cas ont une cause non infectieuse. Le plus souvent il s'agit d'un syndrome de l'intestin irritable avec diarrhée ou d'une diarrhée fonctionnelle, mais chez certaines personnes se cachent derrière une maladie cœliaque, une diarrhée aux acides biliaires, une colite microscopique, une insuffisance pancréatique exocrine ou une maladie inflammatoire de l'intestin. Nous expliquons comment distinguer les diarrhées aqueuse, graisseuse et inflammatoire, quels examens faire en premier (maladie cœliaque, calprotectine, numération sanguine, CRP), quand une coloscopie avec biopsies est nécessaire et quels signes d'alarme exigent un bilan urgent.

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Sommaire

Diarrhée chronique : réponse courte et plan d'examens

La diarrhée fait partie de ces symptômes que les patients supportent longtemps en silence et que les médecins étiquettent trop facilement 'côlon irritable'. Or une revue publiée dans JAMA en 2026 (Singh et coll.) rappelle que la diarrhée chronique touche environ 6 à 7 % des adultes aux États-Unis et que sa forme non infectieuse comprend plusieurs sous-types bien définis, dont certains demandent un traitement différent de celui du SII. L'objectif n'est donc pas de chercher à l'aveugle, mais de suivre un ordre logique d'examens adapté au type de diarrhée.

Cet article est un guide de la démarche diagnostique devant une diarrhée chronique. Nous traitons l'interprétation de la calprotectine fécale dans un article séparé, la maladie cœliaque dans le texte consacré à la maladie cœliaque, le SIBO dans l'article sur la pullulation bactérienne, les tests respiratoires à l'hydrogène dans l'article sur les tests respiratoires, et les ballonnements après les repas dans un guide distinct. Les symptômes de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn sont décrits dans des articles à part. Les détails de la coloscopie figurent dans la base de connaissances.

Qu'est-ce qu'une diarrhée chronique et comment la classer ?

On parle généralement de diarrhée chronique lorsque des selles molles ou liquides persistent plus de quatre semaines. Le mot 'diarrhée' lui-même est employé de façons diverses : pour l'un il désigne des selles fréquentes, pour l'autre une consistance molle (type 6-7 sur l'échelle de Bristol), pour un autre encore un besoin pressant. Pour le diagnostic, tous ces éléments comptent, de même que le volume des selles, la présence de mucus, de sang ou de graisse (selles grasses, difficiles à évacuer par la chasse d'eau), le moment de la journée (la diarrhée nocturne est un signe d'alarme) et la douleur associée.

Une revue pratique de l'American Family Physician (Burgers et coll., 2020) propose de distinguer trois types qui aident à choisir les examens : diarrhée aqueuse (sécrétoire, osmotique ou fonctionnelle), graisseuse (par trouble de la digestion ou de l'absorption) et inflammatoire. La diarrhée aqueuse sécrétoire peut résulter notamment d'une malabsorption des acides biliaires, d'une colite microscopique, de troubles endocriniens et de certains états postopératoires ; l'osmotique de syndromes de malabsorption des glucides et de l'abus de laxatifs ; la graisseuse de la maladie cœliaque, de la giardiase et de l'insuffisance pancréatique exocrine ; et l'inflammatoire des maladies inflammatoires de l'intestin, de l'infection à Clostridioides difficile et du cancer colorectal. Certaines maladies causent plus d'un type de diarrhée.

La revue du JAMA ajoute un indice précieux sur la localisation de la source. Une diarrhée chronique d'origine grêlique (maladie cœliaque, SIBO) s'associe en général à des selles abondantes, un amaigrissement et parfois des selles grasses, alors qu'une diarrhée d'origine colique (acides biliaires, colite microscopique) s'associe à des selles fréquentes et peu abondantes, avec urgence et excès de mucus. Ce n'est pas une règle sans exception, mais elle aide à restreindre les causes dès un bon interrogatoire.

Quelles sont les causes les plus fréquentes de diarrhée chronique ?

Une observation clé découle de cette description : le syndrome de l'intestin irritable et la diarrhée fonctionnelle sont des diagnostics d'exclusion. Reste à savoir à quelle fréquence se cachent sous leur étiquette d'autres maladies, curables. La réponse vient de la de Poon et coll. (2022), portant sur des patients remplissant les critères de SII en soins secondaires. La fréquence groupée de la diarrhée aux acides biliaires y était de 41 % (7 études, 597 personnes), de la colite microscopique de 3 % (17 études, 5068 personnes), de l'insuffisance pancréatique exocrine de 4,6 % (2 études, 478 personnes), et celle du SIBO et de la malabsorption du lactose ou du fructose aux tests respiratoires d'environ 19 % à plus de 50 % selon le test. Les auteurs résument qu'une part importante des patients portant le diagnostic de SII a une affection organique pouvant expliquer les symptômes, et que ne pas l'exclure prive les malades d'un traitement efficace. Il faut cependant rappeler qu'il s'agit de données de centres secondaires et que les tests respiratoires ont une spécificité limitée, comme nous l'écrivons dans l'article sur les tests respiratoires.

Diarrhée aux acides biliaires : fréquente et souvent méconnue

Les acides biliaires sont sécrétés avec la bile dans l'intestin grêle et sont en grande partie réabsorbés dans l'iléon terminal. Lorsque l'absorption est perturbée (après résection ou maladie de l'iléon ou, plus souvent, dans la forme dite idiopathique), un excès d'acides biliaires arrive dans le côlon, stimule la sécrétion d'eau et d'électrolytes ainsi que les mouvements de l'intestin et provoque une diarrhée aqueuse, souvent avec urgence. Le mécanisme de la forme idiopathique comprend une synthèse réduite de FGF-19 dans l'iléon, qui freine la production hépatique d'acides biliaires, ou des variants génétiques de protéines impliquées dans ce rétrocontrôle (Camilleri et Nurko, 2022).

L'ampleur du problème est grande. Dans une méta-analyse de six études portant sur 908 personnes avec SII-D (Slattery et coll., 2015), la fréquence de la malabsorption des acides biliaires, définie par une rétention de SeHCAT inférieure à 10 % à 7 jours, allait de 16,9 % à 35,3 %, et de 28,1 % en valeur groupée (IC à 95 % 22,6-34,0 %). Camilleri et Nurko évoquent environ 20 % des adolescents et 30 % des adultes présentant une diarrhée chronique non sanglante, souvent attribuée au SII. Il faut donc y penser surtout devant une diarrhée aqueuse avec urgence, après une cholécystectomie ou une chirurgie intestinale, mais aussi quand le traitement standard du SII n'aide pas.

La référence diagnostique est le test SeHCAT avec un analogue d'acide biliaire radiomarqué, mais il est coûteux, expose aux rayonnements et sa disponibilité est limitée. Les alternatives sont le dosage sanguin de la 7α-hydroxy-4-cholestén-3-one (C4) et du FGF-19, et la mesure des acides biliaires dans les selles (Hughes et coll., 2021 ; Camilleri et Nurko, 2022). En pratique clinique, on recourt aussi souvent à un essai thérapeutique avec des chélateurs des acides biliaires. Son efficacité est appuyée par les études : dans l'essai randomisé en double aveugle SINBAD (Borup et coll., 2023), 168 patients ont reçu du colésévélam ou un pendant 12 jours ; une rémission a été obtenue chez 64 % des patients sous colésévélam vs 16 % sous placebo parmi ceux diagnostiqués par le C4 (OR ajusté 9,1) et chez 59 % vs 13 % lorsque le diagnostic reposait sur le SeHCAT ( 11,1). Une méta-analyse de six essais (182 participants ; Dilmaghani et coll., 2025) a montré une amélioration significative de la consistance et de la fréquence des selles ( 1,50 et 2,80 respectivement), avec une bonne tolérance et un niveau de certitude modéré.

Colite microscopique : une coloscopie normale n'exclut pas l'inflammation

La colite microscopique est une maladie inflammatoire chronique du côlon qui provoque une diarrhée aqueuse chronique, parfois avec douleurs abdominales, diarrhée nocturne, urgence et incontinence fécale. Son diagnostic repose sur l'examen histologique de plusieurs biopsies de la muqueuse colique, qui paraît souvent normale ou presque à l'endoscopie. On distingue deux formes histologiques principales : la colite collagène et la colite lymphocytaire (Miehlke et coll., 2019). Selon la revue du JAMA, la colite microscopique touche 13 % des patients atteints de diarrhée chronique chez qui des biopsies aléatoires ont été réalisées, alors que dans une méta-analyse chez les personnes remplissant les critères de SII sa fréquence était estimée à 3 %.

Le traitement est efficace. Dans une méta-analyse de neuf essais randomisés (Sebastian et coll., 2019), le budésonide augmentait la probabilité de réponse clinique, tant à l'induction (OR 7,34 ; IC à 95 % 4,08-13,19) qu'en traitement d'entretien (OR 8,35), ainsi que la réponse histologique, mais les rechutes après l'arrêt étaient fréquentes (plus de 50 %). Cela explique pourquoi il ne faut pas croire qu'une coloscopie 'propre' clôt le sujet : devant une diarrhée aqueuse chronique inexpliquée, le médecin doit demander des biopsies aléatoires plutôt que de s'arrêter à un compte rendu 'sans anomalie'.

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Examens pas à pas : que demander d'abord, que demander ensuite ?

La première étape est l'interrogatoire et l'examen : durée, nature des selles (aqueuses, grasses, avec mucus ou sang), moment de la journée, douleur associée, amaigrissement, médicaments et compléments, voyages et antibiotiques récents, interventions chirurgicales (cholécystectomie, résections intestinales), maladies chroniques, antécédents familiaux de maladie cœliaque, de maladie inflammatoire de l'intestin ou de cancer colorectal. Parmi les causes médicamenteuses courantes figurent certains médicaments et compléments (préparations de magnésium, metformine, édulcorants de type sorbitol) ; la revue de la liste des traitements est donc souvent l'examen le moins cher.

La deuxième étape, ce sont les examens de base. Selon la revue de l'AFP (Burgers et coll., 2020), une numération sanguine, la CRP, les anticorps anti-tTG IgA avec IgA totales et un bilan métabolique de base sont utiles ; ils permettent de détecter une maladie cœliaque ou une maladie inflammatoire de l'intestin et d'évaluer l'hydratation, les électrolytes et l'anémie. La revue du JAMA recommande en outre la calprotectine fécale. Nous décrivons l'interprétation de la numération et de la CRP dans la base de connaissances, et celle de la calprotectine dans un texte distinct. Des carences en fer, en ferritine ou en vitamine B12 peuvent orienter vers une malabsorption.

La troisième étape, ce sont les examens dirigés selon le type de diarrhée. En cas de diarrhée graisseuse, on vérifie la fonction pancréatique exocrine (selon la mise à jour de l'AGA de 2023, l'élastase fécale est l'examen initial le plus approprié, mais elle doit être mesurée sur des selles semi-solides ou solides, car des selles liquides peuvent abaisser le résultat, et une valeur inférieure à 100 µg/g constitue une bonne preuve d'insuffisance pancréatique) et on exclut une giardiase ; en cas de diarrhée aqueuse, on envisage une malabsorption des acides biliaires (SeHCAT, C4, acides biliaires fécaux ou essai thérapeutique), des intolérances aux glucides (lactose, fructose) et, chez certains patients, un SIBO ; en cas de diarrhée inflammatoire, la calprotectine et la recherche d'infections, dont Clostridioides difficile après antibiotiques. Si l'on soupçonne une hyperthyroïdie ou une autre maladie hormonale, on ajoute la TSH et d'autres examens.

La quatrième étape, c'est l'endoscopie. Une coloscopie avec biopsies aléatoires est indiquée en présence de signes d'alarme, d'une calprotectine élevée ou lorsqu'aucune cause n'a été trouvée malgré des examens bien choisis, et une gastroscopie avec biopsies duodénales en cas de suspicion de maladie cœliaque ou de malabsorption. Les recommandations de la British Society of Gastroenterology de 2018 (Arasaradnam et coll.) et la recommandation américaine de l'AGA sur l'évaluation biologique de la diarrhée fonctionnelle et du SII-D (Smalley et coll., 2019) structurent cet algorithme et valent la peine d'être consultées.

Ce que vous pouvez faire vous-même : liste de contrôle

Mythe : si la coloscopie et les examens sont normaux, c'est forcément un côlon irritable

Idée reçue

Ma coloscopie n'a rien montré et mes analyses de sang sont normales, donc c'est sûrement un syndrome de l'intestin irritable et on ne peut rien faire de plus.

Fait

Le syndrome de l'intestin irritable avec diarrhée est un diagnostic d'exclusion, mais des maladies curables se cachent souvent sous son étiquette. Une coloscopie sans biopsies n'exclut pas une colite microscopique, et les analyses de sang standard ne détectent pas une diarrhée aux acides biliaires. Selon une méta-analyse, chez les patients remplissant les critères de SII en soins secondaires, la diarrhée aux acides biliaires était présente dans environ 41 % des cas, et dans une autre méta-analyse la malabsorption des acides biliaires chez environ 28 % des personnes avec SII-D, et dans les deux cas il existe un traitement efficace. L'absence de réponse au traitement standard du SII est une bonne raison d'élargir le bilan.

À l'inverse, toute diarrhée chronique n'exige pas l'ensemble des examens. Chez une personne plus jeune avec un tableau typique et sans signes d'alarme, quelques examens simples (maladie cœliaque, calprotectine, numération, CRP) peuvent suffire, et la suite du bilan dépend de la réponse au traitement et de la décision du médecin.

Quand consulter : signes d'alarme et limites

Une diarrhée qui dure plus de 4 semaines mérite toujours une consultation médicale. Elle nécessite une évaluation urgente lorsqu'elle s'accompagne de : sang dans les selles ou selles noires, amaigrissement involontaire, diarrhée nocturne qui réveille, selles grasses ou flottantes, anémie ou carence en fer, fièvre, déshydratation (vertiges, urines rares), douleur abdominale intense, âge de 45 ans ou plus avec des symptômes nouveaux, ou antécédents familiaux de cancer colorectal, de maladie inflammatoire de l'intestin ou de maladie cœliaque. Dans ces cas, la coloscopie est la norme, souvent associée à une gastroscopie.

Type / indice cliniqueCauses possiblesPremiers examens
Aqueuse, selles fréquentes et peu abondantes avec urgenceSII-D, diarrhée fonctionnelle, acides biliaires, colite microscopiqueCalprotectine, maladie cœliaque ; envisager les acides biliaires (SeHCAT, C4, essai thérapeutique) ; coloscopie avec biopsies
Abondante, avec amaigrissement, éventuellement grasseMaladie cœliaque, SIBO, insuffisance pancréatique, giardiasetTG-IgA avec IgA totales, élastase fécale, recherche de Giardia, éventuellement gastroscopie avec biopsies
Inflammatoire : sang, mucus, douleur, fièvreMaladie de Crohn, rectocolite hémorragique, infection, cancerCalprotectine, CRP, recherche d'infections (dont C. difficile), coloscopie
Osmotique, cesse avec le jeûneMalabsorption du lactose et du fructose, sorbitol, magnésium, laxatifsJournal alimentaire, revue des médicaments, test respiratoire à l'hydrogène, essai d'éviction
Nocturne, avec signes d'alarmeMaladie organique (cancer, inflammation, neuropathie diabétique et autres)Coloscopie et gastroscopie urgentes, numération, CRP, fer et ferritine
Après cholécystectomie ou chirurgie intestinaleDiarrhée aux acides biliaires, SIBOEssai d'un chélateur ou test C4/SeHCAT ; évaluer le SIBO dans le groupe à risque
Diarrhée chronique : type, causes possibles et premiers examens

Notre recommandation éditoriale

La diarrhée chronique met rarement la vie en danger, mais elle reste souvent sans traitement parce qu'elle est classée dans le tiroir 'côlon irritable'. Les données montrent que quelques examens simples au départ et un passage attentif en revue des causes curables possibles (maladie cœliaque, acides biliaires, colite microscopique, insuffisance pancréatique) offrent une réelle chance d'améliorer la qualité de vie. En même temps, le bilan doit rester proportionné : chez une personne sans signe d'alarme, inutile de tout faire à la fois, mais dans un ordre logique.

Le diagnostic de côlon irritable n'est honnête que lorsque quelqu'un a vraiment vérifié que la diarrhée n'est pas due à quelque chose qui a un traitement simple et efficace.
Rédaction VitMode

Questions fréquentes

On parle en général de diarrhée chronique, c'est-à-dire de selles molles ou liquides, lorsqu'elle dure plus de 4 semaines. Elle touche environ 6 à 7 % des adultes, et plus de 90 % des cas ont une cause non infectieuse, le plus souvent un syndrome de l'intestin irritable avec diarrhée ou une diarrhée fonctionnelle. Toute diarrhée de plus d'un mois mérite une consultation médicale.

En général d'abord une numération sanguine, la CRP, un bilan métabolique de base, les anticorps anti-tTG IgA avec IgA totales (maladie cœliaque) et la calprotectine fécale (maladie inflammatoire de l'intestin). Les examens suivants dépendent du type de diarrhée : élastase fécale en cas de diarrhée graisseuse, recherche d'infections, test respiratoire si l'on soupçonne une intolérance aux glucides et exploration des acides biliaires. Une coloscopie avec biopsies aléatoires est demandée en cas de signes d'alarme ou lorsqu'aucune cause n'a été trouvée.

C'est une diarrhée aqueuse causée par un excès d'acides biliaires dans le côlon lorsqu'ils ne sont pas absorbés dans l'iléon terminal. Dans une méta-analyse de six études, une malabsorption des acides biliaires existait chez 28,1 % des personnes avec SII-D. Elle se diagnostique par le test SeHCAT, le dosage du C4 ou du FGF-19 ou des acides biliaires fécaux, et se traite par des chélateurs (par ex. colésévélam), qui dans un essai randomisé ont donné une rémission chez 59 à 64 % des patients traités contre 13 à 16 % sous placebo.

Non. La colite microscopique ne se diagnostique que par l'examen histologique de biopsies, car à l'endoscopie la muqueuse paraît souvent normale. C'est pourquoi, devant une diarrhée aqueuse chronique sinon inexpliquée, des biopsies aléatoires lors de la coloscopie sont recommandées. Selon la revue du JAMA, la maladie touche 13 % des patients atteints de diarrhée chronique chez qui des biopsies ont été prélevées et répond bien au budésonide.

Lorsqu'elle s'accompagne de sang dans les selles ou de selles noires, d'un amaigrissement involontaire, d'une diarrhée nocturne, de selles grasses, d'une anémie ou d'une carence en fer, de fièvre, d'une déshydratation, d'une douleur abdominale intense, de symptômes nouveaux après 45 ans ou d'antécédents familiaux de cancer colorectal, de maladie inflammatoire de l'intestin ou de maladie cœliaque. Ces personnes doivent avoir une coloscopie, souvent aussi une gastroscopie.

Oui. La maladie cœliaque est l'une des causes fréquentes de diarrhée d'origine grêlique, surtout abondante avec amaigrissement, mais elle peut aussi être pauci-symptomatique. La revue du JAMA recommande la sérologie de la maladie cœliaque (tTG-IgA avec IgA totales) dans l'évaluation d'une diarrhée chronique. Le test se fait sous régime contenant du gluten, car arrêter le gluten avant peut donner un résultat faussement négatif.

Chez les personnes avec SII-D et diarrhée fonctionnelle, il peut aider : la revue du JAMA cite le régime pauvre en FODMAP parmi les méthodes qui, avec les médicaments (lopéramide, antispasmodiques, ondansétron), améliorent la diarrhée chez 50 à 80 % des patients. Il doit toutefois être utilisé après exclusion des causes graves, de façon temporaire et idéalement avec un diététicien, car il ne remplace pas le dépistage de la maladie cœliaque, de la maladie inflammatoire de l'intestin, des acides biliaires ni de la colite microscopique.

Sources (13)

Les sources sont numérotées. Les références PubMed sont vérifiées automatiquement (identifiant, titre, année).

  1. 1Singh et coll. 2026 — JAMAPubMed
  2. 2Burgers et coll. 2020 — American Family PhysicianPubMed
  3. 3Poon et coll. 2022 — Scientific ReportsPubMed
  4. 4Slattery et coll. 2015 — Alimentary Pharmacology & TherapeuticsPubMed
  5. 5Camilleri, Nurko 2022 — Neurogastroenterology and MotilityPubMed
  6. 6Hughes et coll. 2021 — Annals of Clinical BiochemistryPubMed
  7. 7Borup et coll. 2023 — The Lancet Gastroenterology & HepatologyPubMed
  8. 8Dilmaghani et coll. 2025 — Alimentary Pharmacology & TherapeuticsPubMed
  9. 9Miehlke et coll. 2019 — The Lancet Gastroenterology & HepatologyPubMed
  10. 10Sebastian et coll. 2019 — European Journal of Gastroenterology & HepatologyPubMed
  11. 11Whitcomb et coll. 2023 — Gastroenterology (AGA Clinical Practice Update)PubMed
  12. 12Arasaradnam et coll. 2018 — Gut (recommandation BSG)PubMed
  13. 13Smalley et coll. 2019 — Gastroenterology (recommandation AGA)PubMed
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