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TRT et atrophie testiculaire : peut-on empêcher les testicules de diminuer ?

La diminution du volume des testicules est l'un des effets les plus visibles et les plus inquiétants du traitement par testostérone. Elle découle d'un mécanisme que tout endocrinologue connaît : la testostérone apportée de l'extérieur met l'axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire au repos, les testicules perdent leur signal de travail, et la concentration de testostérone à l'intérieur des testicules — normalement bien supérieure à celle du sang — chute fortement. Peut-on l'éviter ? Les études sur l'hCG à faible dose montrent que le maintien de la testostérone intratesticulaire est possible. Nous discutons ici le mécanisme, les seules données directes sur l'hCG, les limites de ces connaissances, la réversibilité et les symptômes nécessitant un examen médical.

PZdr Piotr Zieliński17 octobre 202613 min de lecture
Sommaire

La TRT provoque-t-elle une atrophie testiculaire ? La réponse courte

La réponse courte

Oui, une diminution du volume testiculaire est un effet attendu de la TRT, car la testostérone apportée de l'extérieur freine la LH et la FSH, et sans ces hormones les testicules produisent beaucoup moins de testostérone interne et moins de spermatozoïdes. Dans une étude contrôlée, la testostérone intratesticulaire a chuté de 94 %. De faibles doses d'hCG rétablissent le signal qui manque aux testicules : dans la même étude, 500 UI d'hCG un jour sur deux ont maintenu la testostérone intratesticulaire au-dessus de la valeur initiale. Il n'existe cependant pas de grandes études ayant mesuré exactement de combien les testicules diminuent et si l'hCG l'empêche complètement.

Les hommes qui débutent la TRT sont souvent surpris lorsque, après quelques mois, ils constatent que leurs testicules sont plus petits, plus mous ou situés plus haut. Pour certains, c'est une question esthétique, pour d'autres une source d'inquiétude pour la fertilité et la fonction sexuelle. Il convient de séparer d'emblée deux choses qui se confondent dans le langage courant : la taille des testicules comme caractéristique visible, et leur fonction, c'est-à-dire la production de spermatozoïdes et d'hormones. Les deux sont liées mais ne sont pas identiques.

Cet article se concentre sur ce qui peut être démontré. Nous discutons le mécanisme à l'origine de la diminution des testicules, présentons les données directes de l'étude sur l'hCG, expliquons ce qu'elle n'a pas montré et indiquons les conséquences pratiques pour l'homme qui envisage ou utilise la TRT. Les détails de la posologie de l'hCG et des autres stratégies de préservation de la fertilité figurent dans les fiches de la base de connaissances, et non ici — ce texte ne remplace pas un plan de traitement établi avec un médecin.

Pourquoi les testicules diminuent : l'axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire

Les testicules fonctionnent sous le contrôle de l'hypophyse. L'hormone lutéinisante (LH) stimule les cellules de Leydig pour produire de la testostérone, et l'hormone folliculo-stimulante (FSH), avec la forte concentration locale de testostérone, soutient les cellules de Sertoli et entretient la spermatogenèse. Tout le système fonctionne par rétrocontrôle négatif : lorsqu'il y a beaucoup de testostérone dans le sang, l'hypophyse réduit la sécrétion de LH et de FSH. La testostérone exogène de la TRT est pour ce système un signal 'nous en avons assez', de sorte que les gonadotrophines baissent et que les testicules perdent leur stimulus.

Pourquoi cela entraîne-t-il une diminution des testicules ? La majeure partie du volume d'un testicule est constituée de tubes séminifères, où se forment les spermatozoïdes. Quand la spermatogenèse faiblit et que les cellules de Leydig ne sont plus stimulées, les tubes et le tissu interstitiel se contractent, et le testicule diminue. C'est un phénomène physiologique, et non une lésion au sens d'une maladie : le tissu n'est pas détruit mais 'mis en sommeil'. En pratique, beaucoup d'hommes remarquent le changement durant les premiers mois, mais il n'existe pas de données chiffrées fiables permettant d'indiquer l'ampleur typique de la réduction ou la proportion d'hommes concernés.

La notion clé est la testostérone intratesticulaire (ITT). Dans les conditions normales, le testicule en produit tant que sa concentration à l'intérieur de l'organe est bien supérieure à celle du sérum (environ 80 fois dans une étude) — dans les études chez des hommes sains, la testostérone sanguine représentait environ 1,2 % de la concentration intratesticulaire. C'est ce niveau local très élevé, et non la testostérone circulante, qui entretient la spermatogenèse. La TRT élève le taux circulant mais détruit en même temps les conditions de l'ITT, c'est pourquoi un homme peut avoir une testostérone normale dans le sang et une fonction testiculaire nettement altérée.

Les seules données directes : l'étude sur l'hCG et la testostérone intratesticulaire

La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) se fixe sur le même récepteur que la LH. Si l'hypophyse n'envoie plus de LH, l'hCG peut jouer son rôle : stimuler les cellules de Leydig pour produire de la testostérone dans le testicule. La question est de savoir quelle dose suffit à maintenir l'ITT. La réponse est venue d'une étude où l'ITT a été mesurée directement dans le liquide prélevé dans les testicules par aspiration à l'aiguille fine.

Low-dose human chorionic gonadotropin maintains intratesticular testosterone in normal men with testosterone-induced gonadotropin suppression

Preuves modérées

Coviello AD, Matsumoto AM, Bremner WJ, Herbst KL, Amory JK, Anawalt BD, Sutton PR, Wright WW, Brown TR, Yan X, Zirkin BR, Jarow JP · Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism · 2005

Vingt-neuf hommes sains à physiologie reproductive normale ont été randomisés pour recevoir pendant 3 semaines 200 mg d'énanthate de testostérone par semaine associés soit à un placebo (sérum physiologique), soit à de l'hCG à 125, 250 ou 500 UI un jour sur deux. La testostérone intratesticulaire (ITT) a été évaluée dans le liquide testiculaire obtenu par aspiration percutanée à l'aiguille fine au début et à la fin du traitement. La testostérone sérique initiale (14,1 nmol/l) représentait 1,2 % de l'ITT (1174 nmol/l). La LH et la FSH étaient profondément freinées (à 5 % et 3 % des valeurs initiales respectivement) et l'ITT dans le groupe testostérone plus placebo a chuté de 94 % (de 1234 à 72 nmol/l). L'ITT augmentait linéairement avec la dose d'hCG (p<0,001) : après traitement elle était inférieure de 25 % à la valeur initiale dans le groupe 125 UI, inférieure de 7 % dans le groupe 250 UI et supérieure de 26 % dans le groupe 500 UI. Les auteurs concluent qu'une dose relativement faible d'hCG maintient l'ITT dans la normale chez des hommes sains avec freinage des gonadotrophines, et que des travaux ultérieurs pourraient déterminer le seuil d'ITT nécessaire à l'entretien de la spermatogenèse.

Voir l'étude

Qu'est-ce que cela apporte en pratique ? Premièrement, c'est la preuve directe la plus solide qu'on peut maintenir l'ITT malgré le freinage de l'axe, et que cela dépend de la dose. Deuxièmement, le résultat explique le mécanisme de la stratégie 'TRT avec hCG' : le signal dans les testicules est rétabli, de sorte qu'en théorie la fonction comme le volume devraient être préservés. Troisièmement, l'étude portait sur des hommes sains pendant seulement 3 semaines, et le critère évalué était la concentration hormonale dans le testicule, non le volume testiculaire ni le nombre de spermatozoïdes. Les auteurs notent eux-mêmes que le seuil d'ITT nécessaire à la spermatogenèse reste à établir.

Ce que cette étude ne dit pas

Elle n'a mesuré ni la taille des testicules ni la fertilité. On ne sait donc pas, d'après cette seule étude, si le maintien de l'ITT pendant 3 semaines se traduit par la préservation du volume testiculaire après des mois et des années de TRT. Les conclusions sur le volume testiculaire relèvent d'une inférence indirecte.

Ce que montrent les données cliniques sur l'hCG pendant la TRT

Les données issues de la prise en charge de patients complètent le tableau. Dans une série rétrospective de Hsieh et coll. (Journal of Urology, 2013), 26 hommes hypogonadiques (âge moyen 35,9 ans) étaient traités par testostérone en injections ou en gel avec 500 UI d'hCG par voie intramusculaire un jour sur deux. La testostérone sérique est passée en moyenne de 207 à 1056 ng/dl, et l'estradiol de 2,2 à 3,7 pg/ml (différence non significative). Les paramètres spermatiques n'ont pas changé pendant le traitement, aucun homme n'est devenu azoospermique, et 9 sur 26 ont contribué à une grossesse de leur partenaire. Les auteurs rappellent que, sans hCG, la testostérone conduit à une azoospermie chez environ 40 % des patients.

La série doit être lue avec prudence : elle était petite, rétrospective et sans groupe témoin, avec un suivi moyen de 6,2 mois. L'évaluation du volume testiculaire ne figure pas parmi les résultats du résumé. Néanmoins la concordance avec l'étude sur l'ITT est cohérente : là où la fonction testiculaire est entretenue, les paramètres spermatiques sont mieux préservés. Une revue de 2025 consacrée à la TRT et à la spermatogenèse chez les hommes en âge de procréer souligne que les androgènes exogènes abaissent drastiquement l'ITT et altèrent la spermatogenèse, et que l'hCG, la FSH, les modulateurs sélectifs des récepteurs aux estrogènes et les inhibiteurs de l'aromatase peuvent, dans certaines situations, préserver ou restaurer la spermatogenèse — sous réserve de nouvelles études.

AffirmationSource des donnéesFiabilité
La TRT freine la LH, la FSH et abaisse la testostérone intratesticulaire (de 94 % en 3 semaines)Étude randomisée chez 29 hommes sainsÉlevée pour le mécanisme, mais courte et chez des sujets sains
De faibles doses d'hCG maintiennent l'ITT selon la dose (500 UI un jour sur deux : +26 %)La même étudeModérée : résultat hormonal, non volume testiculaire
L'hCG pendant la TRT préserve les paramètres spermatiquesSérie rétrospective de 26 hommesFaible à modérée : petit échantillon, pas de groupe témoin
L'hCG empêche la diminution des testiculesInférence à partir du mécanisme ; pas de grands essaisFaible : plausible mais non confirmé directement
Après l'arrêt de la TRT, la fonction testiculaire revientRevue ; rythme très variableModérée : le retour survient généralement mais de façon imprévisible

Ce que l'on sait de la protection des testicules pendant la TRT et la fiabilité des données

La diminution des testicules est-elle réversible ?

Après l'arrêt de la testostérone, l'axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire retrouve généralement sa fonction et les testicules reviennent à leur taille antérieure, mais le rythme de ce processus est très variable. La revue de 2025 mentionnée souligne que la production de spermatozoïdes reprend souvent lentement après l'arrêt de la TRT, mais que la cinétique de récupération est très variable et peut compliquer le projet familial. Cela signifie qu'on ne peut pas prédire avec précision au bout de combien de mois ou d'années les testicules retrouveront une fonction complète chez un homme donné, et que chez certains la récupération reste incomplète.

Le rythme du retour peut dépendre de facteurs souvent indépendants de l'homme, comme la durée du traitement, l'âge, la fertilité initiale et l'état des testicules avant le traitement. C'est pourquoi les personnes qui projettent d'avoir un enfant devraient discuter avec leur médecin des alternatives à la TRT classique, plutôt que de supposer que 'ça se reconstruira'. Nous traitons plus largement l'effet de la TRT sur la fertilité dans un article distinct sur TRT et fertilité et dans la fiche sur la fertilité masculine.

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Comment limiter le risque de diminution des testicules : options à discuter avec le médecin

Il n'existe aucune stratégie garantissant totalement l'absence de changement de taille des testicules pendant la TRT, mais certaines options en préservent, en théorie ou partiellement dans les études, la fonction. Toutes exigent une décision médicale et des contrôles réguliers ; l'aperçu ci-dessous est une information générale et non un plan de traitement.

Options de protection de la fonction testiculaire pendant le traitement par testostérone

  • Ajout d'hCG à faible dose à la TRT — la stratégie la mieux documentée ; dans l'étude mécanistique, 500 UI un jour sur deux ont maintenu la testostérone intratesticulaire, et les détails de posologie sont fixés par le médecin
  • Choix de la préparation et du schéma — dans certaines situations on envisage des formes à action brève (par exemple le gel nasal) ou des médicaments stimulant la production propre de testostérone, mais leur efficacité et leur sécurité à long terme nécessitent des recherches supplémentaires
  • Médicaments agissant sur l'axe (par exemple clomifène, enclomifène) à la place de la testostérone chez les hommes souhaitant préserver leur fertilité — décision d'un spécialiste, souvent hors AMM
  • Avant le début du traitement, faites réaliser un spermogramme, mesurer les testicules (échographie ou orchidomètre) et doser LH, FSH, testostérone et estradiol — un point de référence pour les comparaisons
  • Si vous projetez d'être père, envisagez la cryoconservation du sperme avant la TRT
  • Pendant le traitement, surveillez non seulement la testostérone mais aussi l'estradiol et l'hématocrite, car l'hCG peut élever l'estradiol et la testostérone sérique
  • N'achetez pas d'hCG ni de 'substituts' de sources incertaines ; les produits d'origine inconnue n'offrent aucune garantie de composition et de dose
  • N'essayez pas de 'réparer' les testicules avec des compléments ou en augmentant la dose de testostérone — rien ne le prouve

Il faut souligner que l'hCG n'est pas dénuée d'effets secondaires : elle stimule aussi les cellules de Leydig à produire de l'estradiol, ce qui chez certains hommes accentue la tension mammaire, la rétention d'eau et les sautes d'humeur, et les doses doivent être adaptées individuellement. Dans la série de Hsieh et coll., l'estradiol moyen augmentait, bien que la hausse ne fût pas statistiquement significative. Les principes détaillés sont exposés dans la fiche sur l'hCG dans la TRT et dans l'article sur l'association TRT et hCG.

Mythe : 'Des testicules diminués, c'est une lésion permanente'

Idée reçue

Si les testicules ont diminué sous TRT, ils ont été lésés de façon permanente et ne peuvent plus se reconstituer.

Fait

La diminution des testicules sous TRT résulte surtout d'un manque de stimulation par la LH et la FSH, c'est-à-dire d'une 'mise en sommeil' de la fonction, et non d'une destruction de tissu. Chez la plupart des hommes, la fonction revient progressivement après l'arrêt du traitement, bien que le rythme soit très variable et ne puisse être prédit avec précision. Cela ne veut pas dire que le risque est nul : chez les hommes après de nombreuses années de traitement ou à fertilité déjà réduite, la récupération peut être plus lente et incomplète.

Tout aussi erronée est la conviction qu'il suffit de 'prendre de l'hCG' pour que le problème disparaisse. L'hCG entretient la fonction testiculaire, mais ne supprime pas la nécessité de la surveillance, ne garantit pas la fertilité, et il n'existe pas de grandes études montrant qu'elle préserve exactement le volume initial. La réponse la plus honnête est la suivante : la diminution des testicules est une conséquence fréquente de la TRT mais largement réversible, et sa limitation est possible — sous réserve que les preuves soient surtout hormonales et indirectes.

Quand consulter : signes d'alerte

Modifications des testicules nécessitant un examen

Consultez en urgence un médecin (urologue) si apparaissent : une douleur brutale et intense d'un testicule ou du scrotum (une suspicion de torsion testiculaire exige une prise en charge en quelques heures), une masse palpable ou un durcissement dans un testicule, un gonflement ou une augmentation de volume unilatéraux, une lourdeur avec rougeur et fièvre, du sang dans le sperme ou une asymétrie inexpliquée des testicules. Une diminution des deux testicules après quelques mois de TRT est attendue, mais il est utile d'en parler au médecin, surtout si vous projetez d'être père. Cet article ne décrit pas toutes les maladies des testicules et ne remplace ni un examen médical ni une échographie.

Gardez à l'esprit les limites des données disponibles. Les preuves solides concernent les hormones à l'intérieur des testicules chez des hommes sains sur une courte période ; les données sur le volume testiculaire réel et sur les effets à long terme de l'hCG sont limitées, et la série clinique sur le sperme est petite et rétrospective. Toute décision de protection des testicules ou de la fertilité doit donc être prise individuellement, sur la base de vos propres examens et d'une consultation avec un spécialiste.

Résumé et position de la rédaction

QuestionRéponse courte
Pourquoi les testicules diminuent-ils sous TRT ?La testostérone exogène freine la LH et la FSH ; les testicules perdent leur stimulus et la testostérone intratesticulaire chute (de 94 % en 3 semaines sans hCG)
L'hCG peut-elle l'empêcher ?Une faible dose maintient la testostérone intratesticulaire selon la dose (500 UI un jour sur deux : +26 % par rapport à la valeur initiale) ; mais aucune étude n'a mesuré le volume testiculaire
L'hCG protège-t-elle le sperme ?Dans une petite série de 26 hommes, les paramètres spermatiques ont été maintenus et personne n'est devenu azoospermique
Est-ce réversible ?Généralement oui, mais le rythme est très variable et difficile à prévoir
Que faire avant la TRT ?Spermogramme, mesure des testicules, LH, FSH, testostérone ; discussion des projets parentaux et d'une éventuelle cryoconservation
Quand consulter en urgence ?Douleur brutale, masse, augmentation de volume unilatérale, douleur avec fièvre

TRT et atrophie testiculaire en un coup d'œil

La diminution des testicules sous TRT n'est ni un défaut d'exécution ni un effet indésirable surprenant, mais le résultat prévisible du fait que l'organisme n'envoie plus aux testicules de signal de travail. Savoir si et comment l'éviter dépend des objectifs de l'homme : si la fertilité compte, la stratégie de protection doit être discutée avant la première dose ; sinon, le changement est généralement un compromis acceptable. Dans les deux cas, ce qui compte, ce sont les examens initiaux, les contrôles réguliers et la connaissance des signes d'alerte.

Les testicules ne disparaissent pas. Ils s'endorment parce que nous cessons de les réveiller. Une bonne discussion avant la TRT ne porte pas sur la question de savoir s'ils diminueront, mais sur la fonction qu'ils devront avoir dans un an et dans cinq ans.

Dr Piotr Zieliński, rédaction VitMode

Questions fréquentes

La TRT diminue la fonction testiculaire et généralement le volume, car la testostérone exogène freine la sécrétion de LH et de FSH. Dans une étude de 29 hommes sains, la testostérone intratesticulaire a chuté de 94 % en 3 semaines sous testostérone avec placebo. C'est un phénomène attendu et largement réversible, bien que l'ampleur exacte de la diminution testiculaire n'ait pas été chiffrée de façon fiable.

De faibles doses d'hCG maintiennent la testostérone intratesticulaire selon la dose : dans l'étude de 29 hommes sains, 500 UI un jour sur deux donnaient un résultat supérieur de 26 % à la valeur initiale, 250 UI inférieur de 7 % et 125 UI inférieur de 25 %. L'étude n'a toutefois pas mesuré le volume testiculaire ; la protection de la taille des testicules est donc une inférence indirecte.

Dans une série rétrospective de 26 hommes hypogonadiques traités par testostérone avec 500 UI d'hCG un jour sur deux, les paramètres spermatiques n'ont pas changé pendant le traitement, aucun n'est devenu azoospermique et 9 ont contribué à une grossesse de leur partenaire. C'est un petit échantillon sans groupe témoin, donc pas une garantie de fertilité.

Chez la plupart des hommes, la fonction testiculaire revient progressivement après l'arrêt de la testostérone, mais le rythme est très variable et difficile à prévoir, et chez certains la récupération est incomplète. Une revue de 2025 note que la cinétique du retour de la production de spermatozoïdes est très variable et peut compliquer le projet familial.

La méthode la plus précise est l'échographie scrotale avec mesure du volume, et au cabinet le médecin peut utiliser un orchidomètre. Il est utile de faire une mesure avant de débuter la TRT afin d'avoir un point de référence. Le changement de taille s'évalue mieux de façon objective, et pas seulement d'après l'impression.

Pas toujours. La diminution des testicules traduit une stimulation réduite, mais la fertilité dépend du nombre et de la qualité des spermatozoïdes, évalués par un spermogramme. La TRT réduit généralement fortement le nombre de spermatozoïdes, chez certains hommes jusqu'à l'azoospermie (environ 40 % sans hCG selon la série citée), et il revient habituellement après l'arrêt du traitement.

Consultez en urgence en cas de douleur brutale et intense d'un testicule ou du scrotum, de masse palpable ou de durcissement, d'augmentation de volume ou de gonflement unilatéraux, de douleur avec fièvre ou de sang dans le sperme. Une diminution des deux testicules après quelques mois de TRT est attendue, mais il est utile d'en parler à votre médecin.

Sources

PZ

dr Piotr Zieliński

Médecin spécialiste en endocrinologie, consultant scientifique

Piotr pratique l'endocrinologie depuis plus de quinze ans, principalement dans le domaine des troubles hormonaux masculins et de la santé métabolique. Il a rejoint VitMode comme consultant scientifique parce que, plaisante-t-il, il était las de répondre aux mêmes questions sur la testostérone à chaque consultation et a décidé d'écrire les réponses une bonne fois pour toutes. Il relit les contenus sur les traitements hormonaux, la pharmacologie des compléments et les interactions médicamenteuses, en veillant à ce que les articles n'encouragent jamais l'auto-supplémentation là où un diagnostic et un suivi médical sont réellement nécessaires. Sa devise professionnelle — « la preuve d'abord, l'enthousiasme ensuite » — il l'a répétée à plus d'un patient arrivé avec un plan de supplémentation trouvé sur internet.

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TRTPreuves modérées

Commentaires (2)

  • KW

    Kasia W. il y a 2 semaines

    Très clairement expliqué, surtout la section sur les interactions — je n'avais vu ça regroupé nulle part ailleurs.

  • MT

    Marek T. il y a un mois

    Prévoyez-vous une mise à jour avec la dernière étude parue cette année ? J'ai vu une méta-analyse intéressante.