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Ginkgo biloba, mémoire et circulation : que montrent les grandes études ?

Le ginkgo est l'une des plus anciennes espèces d'arbres vivant sur Terre et l'un des « nootropiques » les plus vendus du marché, présenté comme améliorant la mémoire, la concentration et la circulation. De grands essais cliniques pluriannuels dressent pourtant un tableau étonnamment partagé : chez les personnes saines et pour la prévention de la démence, des essais rigoureux n'ont montré aucun effet, tandis que chez des patients déjà diagnostiqués avec des troubles cognitifs, utilisé en complément du traitement standard, il montre une amélioration mesurable, quoique modeste.

JWJulia Wiśniewska4 septembre 202614 min de lecture
Sommaire

Un fossile vivant en gélule

Le ginkgo biloba est une espèce d'arbre qui a survécu sur Terre sous une forme presque inchangée depuis plus de 200 millions d'années — parfois appelé « fossile vivant ». Ses feuilles et ses graines sont utilisées en médecine chinoise depuis des millénaires, mais c'est l'extrait de feuilles standardisé, désigné EGb 761 et mis au point par un laboratoire pharmaceutique allemand dans les années 1960, qui est devenu la base de la grande majorité des essais cliniques modernes. Cette distinction compte : quand cet article parle de « ginkgo », il s'agit presque toujours de cet extrait standardisé précis, et non d'un produit à base de feuilles de ginkgo pris au hasard en magasin.

Le ginkgo est aujourd'hui commercialisé principalement autour de deux promesses : l'amélioration de la mémoire et des fonctions cognitives, et l'amélioration de la circulation, cérébrale comme périphérique. Ces deux promesses reposent sur une certaine base mécanistique, mais comme le montrent les grands essais cliniques décrits ci-dessous, la réalité est bien plus nuancée que ne le suggère l'emballage des compléments.

Ce que couvre cet article

Nous nous concentrons sur les preuves cliniques solides concernant l'effet du ginkgo sur les fonctions cognitives et la circulation — nous ne traitons pas ici d'autres usages moins étudiés (comme les acouphènes ou le syndrome prémenstruel).

Mécanisme d'action : pourquoi cela pourrait fonctionner

L'extrait de ginkgo contient deux grands groupes de composés actifs : les flavonoïdes (antioxydants) et les terpénoïdes, dont les ginkgolides, propres à cette plante. Les ginkgolides agissent comme antagonistes du facteur d'activation plaquettaire (PAF), réduisant en théorie l'agrégation plaquettaire excessive et améliorant les propriétés rhéologiques du sang, ce qui pourrait se traduire par une meilleure microcirculation, y compris cérébrale. Les flavonoïdes, eux, neutralisent les radicaux libres, ce qui, dans des modèles animaux, limitait le stress oxydatif dans le tissu nerveux.

Le problème de ce tableau mécanistique est que des effets bien documentés « en éprouvette » et sur des modèles animaux ne se traduisent pas toujours par une amélioration détectable et cliniquement significative de la mémoire, des fonctions cognitives ou de la circulation chez l'humain, en conditions d'usage quotidien d'un complément. C'est exactement la question à laquelle répondent les grands essais cliniques décrits ci-dessous.

Ce que montre une grande méta-analyse chez les personnes saines

La grande majorité des publicités pour les compléments de ginkgo ciblent des personnes saines, sans troubles cognitifs diagnostiqués, en promettant une amélioration de la mémoire, de la concentration et de la « clarté mentale ». C'est précisément cette population qui a fait l'objet de l'une des méta-analyses les plus complètes sur le sujet.

Is Ginkgo biloba a cognitive enhancer in healthy individuals? A meta-analysis

Preuves solides

Laws KR, Sweetnam H, Kondel TK · Human Psychopharmacology: Clinical and Experimental · 2012

Une méta-analyse d'essais randomisés contrôlés évaluant l'effet du ginkgo sur la mémoire (13 essais, 1132 participants), les fonctions exécutives (7 essais, 534 participants) et l'attention (8 essais, 910 participants) chez des personnes saines. Les tailles d'effet étaient statistiquement non significatives et proches de zéro : pour la mémoire, d = -0,04 (IC 95 % -0,17 à 0,07) ; pour les fonctions exécutives, d = -0,05 (IC 95 % -0,17 à 0,05) ; pour l'attention, d = -0,08 (IC 95 % -0,21 à 0,02). La méta-régression n'a montré aucun lien entre la taille de l'effet et l'âge des participants, la durée de l'essai, la dose ou la taille de l'échantillon. Les auteurs ont affirmé sans détour que le ginkgo « n'avait aucun effet positif observable sur un éventail de fonctions cognitives ciblées chez des individus sains ».

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Pourquoi ce résultat nul est crédible

Preuves solides

Ce qui rend ce résultat particulièrement convaincant, c'est sa cohérence sur trois domaines cognitifs distincts (mémoire, fonctions exécutives, attention), ainsi que l'absence de lien entre l'effet et la dose ou la durée de la supplémentation — si le ginkgo fonctionnait réellement, on pourrait s'attendre à ce qu'un usage plus long ou une dose plus élevée produise au moins un effet légèrement plus marqué. Ce ne fut pas le cas, ce qui suggère que ce résultat nul ne s'explique pas simplement par des essais « trop courts ».

Six ans de suivi : l'étude GEM et la prévention de la démence

Si le ginkgo n'améliore pas la mémoire chez des personnes saines et plus jeunes, restait la question de savoir s'il pouvait au moins prévenir la démence chez des personnes plus âgées — y compris celles dont les capacités cognitives étaient déjà légèrement affaiblies. C'est à cette question que devait répondre l'un des plus grands essais sur le ginkgo, et l'un des plus longs de l'histoire — GEM (Ginkgo Evaluation of Memory).

Ginkgo biloba for prevention of dementia: a randomized controlled trial

Preuves solides

DeKosky ST, Williamson JD, Fitzpatrick AL, Kronmal RA, Ives DG, Saxton JA, Lopez OL et al. (Ginkgo Evaluation of Memory Study Investigators) · JAMA · 2008

Un essai randomisé en double aveugle mené dans cinq centres universitaires américains (2000-2008), avec un suivi médian de 6,1 ans. L'essai a inclus 3069 volontaires de 75 ans ou plus, ayant une cognition normale (2587) ou des troubles cognitifs légers — TCL (482), randomisés vers le ginkgo (120 mg deux fois par jour, extrait standardisé EGb 761) ou un placebo. Le ginkgo n'a réduit ni l'incidence globale de la démence, ni celle de la maladie d'Alzheimer, et n'a eu aucun effet sur la vitesse de progression vers la démence chez les personnes avec TCL. Les auteurs ont conclu que l'extrait de ginkgo « n'était pas efficace pour réduire ni le taux d'incidence global de la démence, ni l'incidence de la maladie d'Alzheimer ».

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L'ampleur de cet essai — plus de 3000 participants suivis en moyenne pendant plus de six ans — en fait l'une des sources de preuves les plus crédibles de toute la littérature sur les compléments « pour la mémoire ». Six ans, c'est suffisamment long pour détecter même un effet préventif modeste, s'il existait — pourtant aucune différence entre les groupes n'a été observée.

Là où le ginkgo fonctionne : les patients déjà diagnostiqués

Le tableau change cependant dans un autre groupe : les patients chez qui des troubles cognitifs légers (TCL) ou une maladie d'Alzheimer ont déjà été diagnostiqués cliniquement, et où le ginkgo est utilisé en complément, et non en remplacement, du traitement standard.

Ginkgo Biloba for Mild Cognitive Impairment and Alzheimer's Disease: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials

Preuves modérées

Yang G, Wang Y, Sun J, Zhang K, Liu J · Current Topics in Medicinal Chemistry · 2016

Une revue systématique et méta-analyse de 21 essais portant sur 2608 patients atteints de troubles cognitifs légers ou de maladie d'Alzheimer. Le ginkgo associé à un traitement pharmacologique conventionnel a amélioré significativement le score au MMSE (Mini-Mental State Examination) à 24 semaines — différence moyenne de +2,39 points dans la maladie d'Alzheimer et +1,90 point dans les TCL par rapport au traitement conventionnel seul. Chez les patients atteints d'Alzheimer, les scores d'autonomie dans les activités quotidiennes (ADL) se sont aussi améliorés (différence moyenne -3,72). Les auteurs précisent que davantage d'essais de haute qualité sont nécessaires pour confirmer l'efficacité et la sécurité.

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La distinction clé : un traitement d'appoint, pas une prévention

Preuves modérées

Cet essai ne contredit pas les résultats de GEM — il décrit simplement un scénario clinique différent. GEM testait si le ginkgo prévenait l'apparition de la démence chez des personnes encore saines ou seulement légèrement affectées. La méta-analyse de Yang et al. testait si l'ajout du ginkgo à un traitement médicamenteux déjà en place chez des patients diagnostiqués améliorait les résultats sur un horizon court (24 semaines). Ce sont deux questions de recherche différentes, avec des réponses différentes — et les deux réponses peuvent être vraies en même temps.

Et la circulation périphérique ?

La deuxième grande promesse marketing du ginkgo est l'amélioration de la circulation, y compris chez les patients souffrant de claudication intermittente — une douleur aux jambes à la marche causée par un rétrécissement athéroscléreux des artères des membres inférieurs (artériopathie périphérique). Contrairement à de nombreux autres usages du ginkgo, cette question a fait l'objet d'une revue Cochrane rigoureuse.

Ginkgo biloba for intermittent claudication

Preuves modérées

Nicolaï SP, Kruidenier LM, Bendermacher BL, Prins MH, Teijink JA · Cochrane Database of Systematic Reviews · 2009

Une revue systématique de 14 essais (739 participants), dont 11 essais (477 participants) comparaient directement le ginkgo à un placebo sur la distance de marche en cas de claudication. Les personnes prenant du ginkgo marchaient en moyenne 64,5 mètres de plus sur tapis roulant à intensité modérée que le groupe placebo, mais l'intervalle de confiance de ce résultat (IC 95 % -1,8 à 130,7 mètres) incluait zéro, ce qui signifie qu'il n'était pas statistiquement significatif. Les auteurs ont affirmé sans détour qu'il n'existait « aucune preuve que le ginkgo biloba apporte un bénéfice cliniquement significatif pour les patients atteints d'artériopathie périphérique ».

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Estimation ponctuelle contre certitude statistique

Il vaut la peine de noter la différence entre « un meilleur chiffre en moyenne » et « un effet prouvé ». La différence de 64,5 mètres paraît prometteuse en soi, mais comme l'intervalle de confiance inclut zéro, on ne peut exclure que l'effet réel du ginkgo sur la distance de claudication soit nul, voire légèrement négatif. C'est un exemple d'école de la raison pour laquelle un chiffre isolé, sans son intervalle de confiance, peut induire en erreur.

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Prend environ 2 minutesFondé sur des preuves scientifiques

Les recommandations tiennent compte de tes réponses et du niveau de preuve scientifique. La popularité d'un complément n'influence pas sa recommandation.

Mythe contre fait : le ginkgo « améliore la mémoire de tout le monde »

Idée reçue

Le ginkgo biloba, en tant que « nootropique » naturel, améliore la mémoire, la concentration et l'acuité mentale chez toute personne qui en prend, quel que soit son âge ou son état de santé.

Fait

Les preuves pointent vers quelque chose de bien plus précis : chez les personnes saines (quel que soit leur âge), une méta-analyse rigoureuse n'a trouvé aucun effet détectable sur la mémoire, l'attention ou les fonctions exécutives, et l'essai GEM sur six ans a montré que le ginkgo ne prévenait pas la démence. Une amélioration mesurable, quoique modeste, n'apparaît que chez des patients déjà diagnostiqués avec des troubles cognitifs (TCL, maladie d'Alzheimer), et principalement en complément, non en remplacement, du traitement médicamenteux standard.

Cette distinction a une portée pratique : présenter le ginkgo comme un « booster de mémoire » universel pour des personnes saines, jeunes ou d'âge moyen, ne repose sur aucune base de preuve solide, tandis que l'envisager comme traitement d'appoint en cas de maladie neurodégénérative déjà diagnostiquée — après consultation du médecin traitant — repose sur des bases nettement plus solides.

Sécurité et interactions — pourquoi ce n'est pas un complément neutre

Ce qu'il faut savoir sur la sécurité du ginkgo

  • Le ginkgo inhibe l'agrégation plaquettaire (activité antagoniste du PAF), ce qui augmente le risque de saignement, en particulier associé à des anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires (warfarine, aspirine, clopidogrel) et aux AINS
  • Il est généralement recommandé d'arrêter le ginkgo au moins 1 à 2 semaines avant une intervention chirurgicale programmée, en raison du risque de saignement périopératoire — cette décision est à confirmer idéalement avec le chirurgien
  • Les graines de ginkgo (pas les feuilles) contiennent des composés toxiques (acide ginkgotoxique) et peuvent provoquer des convulsions en grande quantité — cela concerne les graines crues, pas les extraits de feuilles standardisés utilisés dans les compléments
  • Interactions possibles avec les antiépileptiques — le ginkgo pourrait théoriquement abaisser le seuil épileptogène, ce qui importe particulièrement chez les personnes épileptiques
  • La sécurité pendant la grossesse et l'allaitement n'est pas bien établie — la prudence et l'abstention de supplémentation sans indication médicale claire sont recommandées
  • Les effets indésirables légers les plus fréquents sont les maux de tête, les vertiges et les troubles digestifs

Pour qui la supplémentation peut avoir un sens en pratique

En rassemblant l'ensemble des preuves disponibles, l'usage le plus défendable du ginkgo semble être, après avis d'un neurologue ou d'un gériatre, en complément du traitement standard chez des patients déjà diagnostiqués avec des troubles cognitifs légers ou une maladie d'Alzheimer — pas comme stratégie de prévention autonome chez des personnes saines, ni comme substitut à un traitement médicamenteux. Nous traitons d'autres méthodes mieux étayées pour soutenir la mémoire et les fonctions cognitives — sommeil, activité physique, entraînement cognitif — plus largement dans notre fiche sur la neuroplasticité.

Quand faire preuve d'une prudence particulière

Les personnes prenant des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires, prévoyant une intervention chirurgicale, souffrant d'épilepsie, enceintes ou allaitantes devraient consulter un médecin avant de commencer le ginkgo — le risque d'interaction et de saignement est réel et bien documenté, contrairement à certains des bénéfices promis.

Les chiffres en un coup d'œil

QuestionRéponse en bref
Améliore-t-il la mémoire chez les personnes saines ?Non — une méta-analyse de 28 essais n'a trouvé aucun effet détectable (d proche de zéro)
Prévient-il la démence ?Non — l'essai GEM sur 6 ans chez 3069 personnes n'a montré aucune différence avec le placebo
Aide-t-il en cas de TCL/Alzheimer déjà diagnostiqués ?Modérément oui, en complément du traitement standard — amélioration du MMSE de 1,9 à 2,4 points
Améliore-t-il la circulation périphérique (claudication) ?Résultats mitigés — estimation ponctuelle positive, mais l'intervalle de confiance inclut zéro
Est-il sûr ?Avec prudence — risque de saignement réel avec les anticoagulants et avant une chirurgie

Ginkgo biloba, mémoire et circulation en un coup d'œil

Notre recommandation éditoriale

Le ginkgo biloba est un bon exemple de complément dont le marketing a devancé la science de plusieurs décennies. Des essais rigoureux et pluriannuels chez des personnes saines et pour la prévention de la démence ne montrent systématiquement aucun effet — et c'est précisément à ce groupe que s'adresse l'essentiel du marketing. Le seul domaine où les preuves sont ne serait-ce que modérément convaincantes est le traitement d'appoint chez des patients déjà diagnostiqués avec une maladie neurodégénérative, et encore sous surveillance médicale, pas comme stratégie autonome « pour la mémoire ».

Six ans de suivi de plus de trois mille personnes représentent beaucoup de temps et beaucoup de données pour dissimuler un effet réel, s'il existait. Ne pas en trouver est une information scientifique tout aussi importante qu'un résultat positif — simplement moins pratique à imprimer sur un emballage.

Julia Wiśniewska, rédaction VitMode

Questions fréquentes

Chez les personnes saines, il n'existe aucune preuve solide en ce sens. Une méta-analyse de 28 essais (plus de 2500 participants au total) n'a trouvé aucun effet détectable sur la mémoire, l'attention ou les fonctions exécutives. Une amélioration modeste n'a été observée que chez des patients déjà diagnostiqués avec des troubles cognitifs, utilisant le ginkgo en plus du traitement standard.

Dans les essais chez des patients atteints de TCL et de maladie d'Alzheimer, une amélioration du score MMSE a été observée après 24 semaines d'usage régulier combiné au traitement standard. Chez les personnes saines, la méta-analyse n'a trouvé aucun effet quelle que soit la durée de supplémentation, ce qui suggère qu'attendre plus longtemps ne changerait pas le résultat dans ce groupe.

Cela demande de la prudence et, idéalement, l'avis d'un médecin — le ginkgo a lui-même un effet inhibiteur de l'agrégation plaquettaire, donc l'associer à des anticoagulants ou antiagrégants (dont l'aspirine, la warfarine, le clopidogrel) augmente le risque de saignement.

Les meilleures preuves disponibles — l'essai GEM sur six ans chez plus de 3000 personnes de 75 ans et plus — ne le confirment pas. Le ginkgo n'a réduit ni l'incidence de la démence, ni celle de la maladie d'Alzheimer, ni la vitesse de progression chez les personnes présentant des troubles cognitifs légers.

Les preuves sont mitigées. Une revue Cochrane a montré, en estimation ponctuelle, une distance de marche sur tapis plus longue avec le ginkgo qu'avec le placebo (64,5 mètres), mais l'intervalle de confiance de ce résultat incluait zéro, ce qui signifie qu'aucune signification statistique confirmée n'a été établie. Les auteurs de la revue n'ont constaté aucun bénéfice cliniquement significatif.

Oui, il est généralement recommandé d'arrêter le ginkgo 1 à 2 semaines avant une intervention chirurgicale programmée, en raison de son effet inhibiteur de l'agrégation plaquettaire et du risque de saignement périopératoire associé. Il vaut la peine de confirmer cette décision avec le chirurgien.

Oui, et de manière significative. La grande majorité des essais cliniques cités utilisaient l'extrait standardisé EGb 761, dont la teneur en composés actifs est fixe et reproductible. Les compléments de feuilles de ginkgo non standardisés vendus dans le commerce peuvent avoir une teneur différente, parfois difficile à vérifier, en composés actifs, ce qui complique la transposition directe des résultats d'étude à un produit donné.

Sources

JW

Julia Wiśniewska

Master en neurosciences cognitives, animatrice d'un podcast sur l'optimisation du sommeil

Julia a étudié les neurosciences cognitives en visant une carrière universitaire, mais elle a réalisé, en cours de doctorat, que ce qui l'intéressait davantage était d'expliquer la recherche plutôt que de la mener. Elle a lancé un podcast sur l'optimisation du sommeil — d'abord pour une poignée d'amis, aujourd'hui suivi régulièrement par des dizaines de milliers d'auditeurs — et c'est ce podcast qui lui a ouvert les portes de VitMode. Elle est spécialisée en chronobiologie, nootropiques et protocoles de récupération, et ses articles partent souvent d'une question qu'elle s'est posée lors de ses propres expériences sur le sommeil — dont un mois mémorable vécu selon un rythme de 28 heures, qu'elle ne recommande à personne de reproduire. En dehors du travail, elle dort étonnamment peu pour quelqu'un qui écrit professionnellement sur le sommeil — et elle est la première à en rire.

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Commentaires (2)

  • KW

    Kasia W. il y a 2 semaines

    Très clairement expliqué, surtout la section sur les interactions — je n'avais vu ça regroupé nulle part ailleurs.

  • MT

    Marek T. il y a un mois

    Prévoyez-vous une mise à jour avec la dernière étude parue cette année ? J'ai vu une méta-analyse intéressante.