Vitamine K2 et warfarine : l'interaction clé à connaître
C'est l'une des interactions complément-médicament les mieux documentées et cliniquement les plus importantes de cette série : la warfarine agit en bloquant le recyclage de la vitamine K dans le foie, et la supplémentation en vitamine K2 apporte précisément ce que le médicament bloque. Un essai randomisé chez des personnes traitées par un anticoagulant antivitamine K a montré que même de faibles doses de ménaquinone-7 (MK-7) — de l'ordre de quelques dizaines de microgrammes par jour — abaissaient significativement l'INR. Ce n'est pas une raison d'éviter totalement la vitamine K2, mais c'en est une de ne jamais la commencer ni l'arrêter sans que le médecin qui suit le traitement anticoagulant en soit informé.
Sommaire
En bref — points clés
- →La vitamine K2 affecte-t-elle l'action de la warfarine ?
- →Mécanisme : pourquoi la vitamine K2 agit exactement à l'opposé de la warfarine
- →La dose compte — et même de faibles quantités suffisent
- →Warfarine, acénocoumarol ou fluindione — le nom du médicament compte-t-il ici
- →Pourquoi un apport constant, et non nul, en vitamine K est la clé clinique
- →À quoi ressemble concrètement la surveillance de l'INR après un changement de supplémentation
- →Que faire concrètement
- →Mythe : les anticoagulants plus récents (AOD) résolvent ce problème
- →Ce que cet article ne tranche pas
- →Notre recommandation éditoriale






